Communiqué de presse de la Communauté rwandaise en exil suite aux propos outrageux de l'Ambassadeur du Rwanda en Belgique

         [Ambassadeur Robert Masozera]

Indignation et choc au sein de la Communauté rwandaise en exil, suite aux propos outrageux de l’Ambassadeur du Rwanda en Belgique sur la commémoration de toutes les victimes du génocide rwandais

 

La Communauté rwandaise en exil en général, celle de Belgique en particulier, est profondément choquée par les propos outrageux et calomnieux tenus par l’Ambassadeur du Rwanda en Belgique, M. Robert Masozera. Ces propos, relayés par certains médias belges, portaient sur la commémoration de toutes les victimes du génocide rwandais organisée à Bruxelles, le 6 avril 2013.

En qualifiant les participants et les organisateurs de cette commémoration de  « négationnistes et révisionnistes »  M. Robert Masozera a sciemment abusé le public et outrageusement diffamé nos organisations respectives. Il a confirmé son mépris le plus total à l’égard des victimes non tutsi du génocide rwandais, exterminées depuis le 1er Octobre 1990 au Rwanda et depuis octobre 1996 en République Démocratique du Congo.

En vérité, M. Masozera, est dérangé par le caractère non discriminatoire de la commémoration du 6 avril 2013, à la différence de celle du 7 avril 2013, qui est à la fois sélective et politique, car elle sert de légitimation du régime politique en place à Kigali, depuis le 19 juillet 1994.

En conséquence, nous rejetons catégoriquement ces propos mensongers et diffamatoires. En même temps, nous condamnons fermement la politique éhontée d’exploitation et de discrimination des victimes dont l’Ambassadeur rwandais se fait le porte-parole. M. Robert Masozera se dit représentant du Rwanda en Belgique. Son comportement ne correspond pas du tout avec ce titre, car ses propos divisent les Rwandais au lieu de les rassembler.

Nous réitérons notre ferme engagement à défendre la mémoire de toutes les victimes, notamment celles que le régime politique en place à Kigali veut exterminer une seconde fois, en les gommant de la mémoire collective.

Nous appelons le Secrétaire-général des Nations-Unies, les autorités des pays d’accueil des Rwandaises et des Rwandais en exil en général et celles du Royaume de Belgique en particulier, à la plus haute vigilance, pour éviter d’agir sur la foi de la propagande et des manœuvres politiciennes faites autour de la question de la mémoire.

Le peuple rwandais dans son ensemble a besoin de panser toutes ses plaies, totalement et sans discrimination, pour qu’il puisse rebâtir une nation démocratique capable d’exporter, non pas la guerre et la haine, mais la paix et la concorde.

 

Fait à Bruxelles, le 10 avril 2013

 

Pour CLIIR, Joseph Matata, Coordinateur

Pour FEIDAR, Jean-Marie Vianney Ndagijimana, Coordinateur

Pour SOS Rwanda Burundi asbl, Martine Syoen et Christiaan de Beule

Contact : Voir http://www.cliir.org/contact.html