Action-2012 : Pour la libération des prisonniers politiques rwandais

Campagne pour la libération des prisonniers politiques du Rwanda initiée par le CLIIR*

 

[ SVP, Transmettez cet appel au secours à votre voisin ou collègue de service ! ]

Chaque pays a ses propres problèmes. Le Rwanda, devenu ces 20 dernières années le plus grand producteur de cadavres et de réfugiés, a aussi ses problèmes très complexes liés aux conséquences des guerres économiques qui lui sont imposées (traumatismes, génocides, réfugiés, viols, pillages, famines entretenues, dépossessions, spoliations des terres appartenant aux paysans au profit des multinationales agroalimentaires et immobilières soutenues par les grandes puissances, etc.).

Des femmes et des hommes démocrates, présidents des partis de l’opposition démocratique rwandaise se sont mobilisés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda pour trouver ENSEMBLE et pacifiquement des solutions viables pour leur pays qui a connu le pire génocide après celui des juifs d’Europe. Tous ces chefs de l’opposition et les journalistes indépendants sont emprisonnés sur ordre du Président rwandais, le Général Paul Kagame, qui gère le pays comme son entreprise privée. Ces emprisonnements arbitraires sont rendus possibles par l’absence de justice équitable et de libertés publiques ainsi que par le musellement de l’opposition, de la presse, et de la société civile rwandaise (notamment les ONGs et les confessions religieuses).

Toutes les institutions officielles de l’État Rwandais (Gouvernement, Parlement, Magistrature, Police, Armée et les « Local Defence Forces - LDF») sont des « institutions de façade » contrôlées et paralysées par le Président Kagame et son noyau dur de chefs militaires et politiques qui sont impliqués dans les crimes de guerre, les crimes de génocide et autres pires crimes contre l’humanité commis au Rwanda et sur le territoire de la République Démocratique du Congo (RDC). Ce petit noyau de dirigeants militaires est visé par 40 mandats d’arrêt internationaux délivrés par le juge espagnol, Andreu Merelles le 06/02/2008.

Selon l’écrivain et philosophe français, Albert Camus, « Les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience ». Les institutions onusiennes, européennes ou autres éprouvent probablement le même problème de conscience. C’est pourquoi, nous nous adressons à des CITOYENS européens comme Vous qui êtes des personnes en chair et en os et qui, par définition, êtes dotés de conscience. Nous comptons dès lors sur votre conscience pour aider le peuple rwandais, peuple dont nous sommes issus en tant que survivants de la tragédie qui a frappé notre pays.

Nous vous demandons d’agir en tant que citoyen européen pour participer à notre campagne visant à faire libérer ces prisonniers politiques parce que les gouvernements n'en feront pas suffisamment sans votre pression. Vous pouvez écrire à la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Étrangères, Mme Catherine ASHTON, aux Premiers Ministres et Ministres des Affaires Étrangères de vos pays respectifs pour leur demander d’exiger la libération de ces opposants et journalistes du Rwanda. Ne sous-estimez pas votre pouvoir, il est est immense malgré votre premier sentiment de résignation ! Les tyrannies survivent plus longtemps lorsque nous préférons les laisser tranquilles.

Ouvrez le document pdf ci-joint pour voir quelques photos de ces chefs de l’opposition détenus et victimes des fausses accusations :

- Mme Victoire Ingabire, Présidente des FDU-Inkingi ;

- M. Déo Mushayidi, Président du PDP-Imanzi ;

- Me Bernard Ntaganda, Président du, PS-Imberakuri ;

- M. Charles Ntakirutinka**, Dirigeant du PDR-Ubuyanja (** Finalement libéré le 01/03/2012 après 10 ans de prison ferme pour seul motif d'avoir voulu créer un parti politique); et

- Dr Théoneste Niyitegeka, Candidat empêché à l'élection présidentielle de 2003.


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* CLIIR : Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda, ASBL de défense des droits humains depuis 1995, Rue de la Colonne, 54/4 à 1080 Bruxelles-Belgique, Mail : info@cliir.org